You are currently viewing La QVCT enjeu d’attractivité et de performance
sourire pasteque

La QVCT enjeu d’attractivité et de performance

Désengagement, démission, burn out, crise de l’autorité, défiance envers les organisations et les dirigeants, désertion des locaux, …dans un environnement incertain et complexe, s’interroger sur la qualité de vie au travail doit passer par une réflexion sur le travail lui-même. 

Le contenu du travail est-il adapté ?  

Les conditions de travail sont-elles bonnes ?   

L’environnement de travail est-il favorable ? 

Ainsi, plusieurs leviers d’amélioration ont pu être identifiés:

   

"Les équipes diverses sont celles qui fonctionnent le mieux". 

La QVCT levier de productivité

échelle rouge

La QVCT se mesure avec des indicateurs objectifs : 

  • Le nombre de jour d’absence par an par salarié (moyenne en France 17 jours d’absences/ salarié/ an), 
  •  Le turn over de l’entreprise. 
  • La croissance économique de l’entreprise. 

 Pour Thierry Weil, professeur de management de l’innovation à Mines Paris Tech « Les salariés ne demandent pas aux entreprises de faire leur bonheur ! Ils attendent que leur employeur agisse sur ce sur quoi il a prise, c’est-à-dire le travail et son organisation » (source Alternatives économiques avril 2022) 

La QVCT est un levier de productivité, à condition d’aborder la QVCT sous le triptyque : 

  • Contenu du travail : avoir les compétences pour occuper le poste, être satisfait de son travail, le juger de qualité 
  • Condition de travail :  aspects matériels (contraintes physiques, conditions sanitaires) organisationnels (temps et rythme de travail, télétravail, autonomie et marge de manœuvre) et psychosociaux (relation avec la hiérarchie, les collègues, les clients) 
  • Environnement de travail : de beaux bureaux, des collègues agréables, une conciergerie, une salle de sport …. 

La QVCT un enjeu de la réindustrialisation en France

A quoi bon ré industrialiser la France si les entreprises n’arrivent pas à recruter les compétences dont elles ont besoins ?  

La QVCT est un enjeu d’attractivité, en effet « ce qui se passe à l’intérieur se voit à l’extérieur ». 

Actuellement, une baisse du chômage pérenne et les fortes tensions sur le marché de l’emploi invitent les entreprises à interroger leur modèle social. 

Ainsi, la formation de l’ensemble des managers à des modèles plus collaboratifs laissant la place à l’autonomie, à la confiance et à la co-construction, permettraient de rétablir un véritable dialogue professionnel. 

Donner la possibilité aux salariés, au plus proche du terrain et du client, de proposer des solutions aux problèmes qu’ils rencontrent permettraient de remobiliser les forces vive. A condition que cette démarche soit pragmatique, transparente et authentique. 

Celui qui fait un travail qui sait comment il doit être fait. 

Anne-Sophie DUBEY- Doctorante à l’Ecole Polytechnique sur le thème de l’autonomie des salariés. 

Cette approche basée sur l’intelligence collective permet de redonner du sens au travail et d’améliorer la QVCT. D’ailleurs, aujourd’hui, de grandes entreprises industrielles ont décidé, d’embarquer les opérateurs dans la modélisation et la conception des machines. 

Coté Législatif

Depuis 2016, les entreprises de plus de 50 salariés sont tenues dès lors qu’elles ne sont pas couvertes par un accord de branche, d’inscrire la qualité de vie au travail au programme des négociations annuelles obligatoires. 

Les partenaires sociaux ont ratifié fin 2020, un accord national interprofessionnel qui a élargi la notion de qualité de vie au travail à celle des conditions de travail. La QVT est devenue la QVCT. 

 

La QVCT un Cercle Vertueux

La corrélation entre qualité de vie au travail et performance économique et compétitivité a été établie à plusieurs reprises. Dans un environnement de qualité, avec de bonnes conditions de travail et le sentiment de pouvoir réfléchir et échanger sur leurs pratiques, les salariés se sentent mieux dans leur travail et plus engagés. Un processus d’amélioration continue est engagé. 

Mais susciter l’engagement n’est possible que si les entreprises s’intéressent vraiment aux besoins fondamentaux de chaque salarié. Au travers de l’entretien annuel d’évaluation et de l’entretien professionnel, le manager pourra échanger avec le salarié sur les besoins fondamentaux des individus dans le cadre de leur travail : le contenu, le développement des compétences, la qualité des relations aux autres, l’autonomie, le sens, … 

Donner du sens et de l’autonomie ouvre un cercle vertueux : plus de dialogue sur le travail et son organisation débouche sur une meilleure qualité de vie au travail qui génère de l’engagement et de l’attractivité, donc de la performance.